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Medhi : Le Djinn À l'intérieur de nousJe ne me souviens plus de la première chanson que j'ai lancée en revanche, je me souviens parfaitement de ce que je ressentais.
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Il etait une foit
Oral tradition within peoples is a notion that has always scared me as much as fascinated. With age, I end up believing that I have placed far too much emphasis on beliefs and not enough on superstitions. Of course, nothing happens by chance: the culture in which I grew up brought my beliefs, and my experience is responsible for my fear of superstitions.
La tradition orale au sein des peuples est une notion qui m’a toujours effrayée autant que fascinée. Avec l’âge, je finis par croire que j’ai accordé bien trop d’importance aux croyances et pas assez aux superstitions. Bien entendu, rien n’arrive par hasard : la culture dans laquelle j’ai grandi m’a apporté mes croyances, et mon vécu est responsable de ma crainte des superstitions.
It's probably the only thing I've ever been able to do right. As a kid, I was running to escape from the other children. Teen, I was running to run away from my mother. Even today, when things go wrong, I run. I run until my legs burn. Until my breath turned into pain. Until my thoughts give up following me.
C'est probablement la seule chose que j'ai toujours su faire correctement. Petite, je courais pour échapper aux autres enfants. Adolescente, je courais pour fuir ma mère. Aujourd'hui encore, quand tout va mal, je cours. Je cours jusqu'à ce que mes jambes me brûlent. Jusqu'à ce que mon souffle se transforme en douleur. Jusqu'à ce que mes pensées renoncent à me suivre.
I'm that woman the fans call Unknown , that her lover calls my angel , But to whom his mother initially gave a simple first name: Dianne. And it's that name that comes back to me, in the evening, when the lights are extinguished, When I take off my baggy and my hood, I look at myself in the mirror — without makeup, without filter, without facade. I'm just going back to being me. And often I don't know who I am anymore.
Je suis cette femme que les fans appellent L’Inconnu , que son amant appelle mon ange , mais à qui, au départ, sa mère a donné un prénom simple : Dianne. Et c’est ce prénom-là qui me revient, le soir, quand les lumières s’éteignent, quand j’enlève mon baggy et ma capuche, que je me regarde dans le miroir — sans maquillage, sans filtre, sans façade. Je redeviens juste moi. Et souvent, je ne sais plus très bien qui je suis.
Je ne me souviens plus de la première chanson que j'ai lancée en revanche, je me souviens parfaitement de ce que je ressentais.
Il était une fois une jeune fille d’une beauté singulière, presque irréelle, que l’on appelait Maeva. Fille unique d’un couple de paysans, elle faisait briller la bourgade entière de sa grâce et de sa vivacité. Elle aimait la danse comme on aime l’air, la musique comme on aime le feu. Son rire éclatait souvent dans les champs, clair et cristallin, et chacun y voyait le présage d’un bel avenir. En ce temps-là, il était commun de dire qu’une jeune fille devenait femme le jour de son quatorzième anniversaire. Ce jour-là, les prétendants, bien mis et le chapeau à la main, défilaient devant la ferme familiale, espérant obtenir la bénédiction des parents pour demander la main de la jeune fille. Et l’on murmurait que, pour Maeva, le cortège serait sans fin. À l’aube de ce fameux jour, on attendait foule sur le chemin de terre qui menait à la ferme, tant sa beauté et sa douceur avaient éveillé de convoitises.